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Historique du château

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Acte de 1420 mentionnant le fief d’Auzon

Fief attesté par des archives du 15ième siècle du château[1], confirmé par un avis du Conseil d’État de 1804[2], Auzon s’est étendu sur plusieurs communes[3] et faisait partie du Bourbonnais jusqu’au découpage de la France en département où ses terres furent divisées sur  la Nièvre et sur l’Allier.

La Maison dont, aucun plan n ‘a été retrouvé avant la révolution, était qualifié de château au 17ième et au 18ième siècles et composé, selon les différents actes de vente (1771, 1787), d’un corps principal et d’une tour. Les différents actes ne font état que de l’intérieur, description des différentes pièces et de la chapelle aujourd’hui disparue (il n’en est plus fait mention après 1786).

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Un des nombreux projets de reconstruction. 1825 ?

Il semble que Auzon ait été un peu délaissé dès avant la révolution et que quelques années avant ont été construit les Louteaux sur la même propriété (mais sur la commune de Chézy) qualifié de « château moderne » en 1771. Sous le premier Empire, la maison semble revivre et est fortement remaniée par l’adjonction d’un pavillon au Nord et la modification des toitures (il reste dans les greniers des anciennes tuiles et des anciens volets en bois).  Dans la même famille depuis 1802, Auzon devient un « Hermitage » jusqu’en 1929, la propriétaire en en ayant fait une résidence d’été avec un parc de 30 hectares. Celle-ci vivant en son hôtel particulier de Moulins (actuel évêché).

Les communs sont également reconstruits afin d’instaurer une basse-cour complète (écuries, selleries, logements divers, étables, porcheries, chenils, bascule, laiterie, remises, glacières, orangerie..). Seuls subsistent dans un coin des vestiges de l’ancien château (grosses pierres taillées…).

Puis reprenant déjà des plantations existantes,  la création d’un parc agricole et paysager est confiée (vers 1820-40 ?) au Comte de Choulot, déjà célèbre pour les nombreux parcs dessinés par lui en Europe.  La rivière, l’Ozon (dont l’orthographe ancienne  aussi Auzon[4]) est élargie pour créer un étang avec une île, des essences rares sont plantées, qui aujourd’hui font des repousses semi-naturelles. Enfin pour irriguer le tout, de nombreux fossés qui vont se jeter dans la rivière dont le niveau est maintenu grâce au bief qui donne sur le moulin à eau[5] situé au Nord du parc, en aval.

 

A la fin du XIXième, la propriétaire des lieux ayant fait de grands voyages de par le monde  ramène des essences et des animaux… . qui s’acclimatent à la région : Flamands roses…comme en témoigne le livre d’entrée des animaux.

 

À noter que les propriétaires d’Auzon étaient très liés avec les descendants d’Adanson, propriétaires de Balaine (Commune de Trévol dans l’Allier) qui est le plus ancien arboretum de France. Des échanges d’essences auraient été réalisés au cours du XIXième siécle.

 

Le parc devrait faire l’étude de l’opportunité à terme d’une procédure de classement et  une ouverture au public. Pour la richesse et la diversité de ces essences. Néanmoins, laissé à l’abandon depuis la dernière guerre, des travaux sont en cours afin de mettre en valeur ses plantes et recreuser l’étang principal.

[1] La plus ancienne conservée datée est du 1420,

[2] Original conservé dans les archives d’Auzon

[3] La propriété comportait outre douze fermes, un moulin et une tuilerie. Si le moulin subsiste et que son mécanisme est conservé (classement à envisager), la tuilerie a disparue et ne reste que le four.

[4] Georges de Soultrait, Jacques Hyacinthe Georges Richard Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre comprenant les noms de lieu anciens et modernes rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des lettres, Société nivernaise des lettres, sciences et arts, coll. « Science et Arts », Nevers ; Nicolas Jules Henri Gourdon de Genouillac, Dictionnaire des fiefs, seigneuries, châtelleries, etc. de l’ancienne France

[5] cf. note précédente, le Moulin Méchin

Les propriétaires successifs:

Sébastien Alarose de la Brenne

le comte Molat

Le chevalier Charrier, membre de la société d’horticulture de l’Allier, qui commence à planter le parc 

Monsieur Chabot

Madame Benoid Pons de Fréluc

Le Vicomte de Durat

Les personnages célèbres à Auzon

le Colonel Sardier

 

 

Bibliographie sur Auzon :

Georges de Soultrait, (Jacques Hyacinthe Georges Richard de Soultrait), Dictionnaire topographique du département de la Nièvre comprenant les noms de lieu anciens et modernes rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des lettres, Nevers, Société nivernaise des lettres, sciences et arts, coll. «Science et Arts»

Société française pour la conservation des monuments historiques, Séances générales par la Société française pour la conservation des monuments historiques, Derache, 1854

Paulin Fay, Dictionnaire géographique de la nièvre : nomenclature des villes, villages, hameaux …, I.M. Fay, imprimeur de la préfecture, 1860, 213 pages p.

Nicolas Jules Henri Gourdon de Genouillac, Dictionnaire des fiefs, seigneuries, châtelleries, etc. de l’ancienne France

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